"ÇA FOUT LE TRAC !" CHARLES BERLING SE CONFIE SUR SON RôLE DE ROMAIN GARY DANS L'ENCHANTEUR, LE TéLéFILM INéDIT DE FRANCE 2

France 2 diffuse ce lundi 12 février à 21h10 L'enchanteur, un téléfilm inédit porté notamment par Charles Berling. Ce dernier s'est confié à Télé-Loisirs sur ce tournage à part et son incarnation de Romain Gary.

Ce lundi 12 février à 21h10, France 2 propose une fiction inédite intitulée L'enchanteur (notre avis). Ce téléfilm, porté notamment par Charles Berling et Claire de La Rüe du Can, revient sur l'une des plus grandes supercheries de la scène littéraire française. Alors que le règlement l'interdit, le romancier Romain Gary (La promesse de l'aube) a remporté deux fois le prix Goncourt, une première fois en 1956 avec Les racines du ciel sous ce nom, et une seconde fois en 1975 avec La vie devant soi, sous le pseudonyme secret d'Emile Ajar. Charles Berling s'est confié à Télé-Loisirs sur ce rôle.

Charles Berling : "C’est comme si le fantôme de Romain Gary flottait sur le tournage"

Télé-Loisirs

: Comment vous êtes-vous préparé pour le rôle ?

Charles Berling

: Je ne fais pas un travail de copiste, je ne suis pas imitateur. C’était important pour moi de me replonger dans l’œuvre de Romain Gary dont je n’avais pas lu tous les livres. Il s’est tellement dévoilé à travers sa littérature. J’ai aussi regardé l’homme à travers des images d’archives d’émissions de télé, ainsi que des biographies pour comprendre le personnage. Après, il faut oublier ce qu’on a vu pour se faire soi-même son idée, son sentiment, et pouvoir l’incarner.

Comment s’est passé le tournage ?C’est comme si le fantôme de Romain Gary flottait un peu sur le tournage, et il me tenait la main. Je me laissais presque guider par ce fantôme. C’était un rôle vraiment très inspirant et un tournage magique et merveilleux.

Comment définiriez-vous Romain Gary ?Il a un courage dans la vie, une lucidité presque virtuose. Déconneur, amoureux, résistant, consul, écologiste de la première heure, visionnaire, grand poète. Et en parallèle, il a toujours souffert d’être singulier et profondément libre. Il était un mélange détonnant entre la dureté et la profondeur de ses angoisses, et en même temps, une réponse à cela par l’humour, la joie, l’art. Il arrive à transformer son profond mal-être en une littérature absolument rayonnante.

Charles Berling : "Ça fout le trac, mais en même temps..."

Avez-vous des points communs avec lui ?J’en partage beaucoup, ne serait-ce que de croire dans l’art et son aspect rédempteur. Je partage aussi certaines de ses valeurs, c’est un être dont je me sens très proche. Ça a été super fort et touchant pour moi de retrouver, à mon âge, Romain Gary dans une période plus tardive de son œuvre.

Ce n’est pas la première fois que vous incarnez un personnage ayant existé. Comment le vivez-vous ?C’est une joie et une responsabilité. Ça fout le trac, mais ce qui compte est la relation profonde qu’on a avec les figures qu’on incarne. C’est toujours un défi très joyeux. On a de la chance de travailler l’art dramatique car on peut aller plus loin dans la rencontre avec quelqu’un.

Quelle figure aimeriez-vous jouer ?Je voudrais bien incarner au cinéma ou à la télé Léon Blum que j’ai commencé à interpréter pour le podcast de Philippe Collin, Léon Blum, une vie héroïque, et son adaptation théâtrale.

Vous avez déjà publié plusieurs livres autobiographiques. Pensez-vous à écrire un roman ?J’y pense sérieusement, mais le temps me manque un peu parce que je suis happé par beaucoup d'activités avec l’art dramatique. La prochaine fois, j’écrirai une fiction.

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